ARTE présente Amine Kassid, alias Amine le Conquérant, comme un créateur faisant découvrir le patrimoine français sur Instagram.

La première valeur créée : susciter une question

Un monument peut être célèbre sans être familier. On en connaît la silhouette, parfois le nom, sans savoir ce qui justifierait d’y consacrer une visite. Le travail d’un créateur de contenus patrimoniaux intervient à cet endroit : donner une raison de regarder un lieu que l’on aurait autrement laissé au second plan.

Pour Le Bilan, l’angle économique commence par cette mise en relation. Une vidéo mobilise l’attention autour d’un bâtiment, d’un récit et d’une expérience possible. Elle peut ouvrir une discussion entre le public, les équipes du site et les acteurs de son territoire. Cette possibilité ne constitue toutefois pas une mesure de fréquentation ou de recettes.

L’intérêt du cas Amine le Conquérant est de rendre visible un métier de narration. Il faut choisir une entrée, trouver un rythme et transmettre assez de repères pour que le spectateur ait envie de poursuivre. Le succès d’une telle rencontre ne se résume pas au nombre affiché sous une publication.

Notre lecture est donc celle d’un premier passage : de l’indifférence à la curiosité. Pour en comprendre les prolongements économiques, il faudrait ensuite suivre les visites et les usages réellement observés. L’attention est un commencement ; son devenir reste une histoire à documenter.

Sources et repères