Mohssin Gunnouni, qui écrit également son prénom Mohssine, est un entrepreneur franco-marocain de 49 ans installé à Casablanca. Les éléments biographiques réunis ici proviennent de la présentation qu’il transmet lui-même ; ils remplacent des informations antérieures que l’intéressé a démenties.
Une enfance dans le Vaucluse
Il naît en 1977 à Avignon, dans une famille marocaine installée en France. Son enfance se déroule dans le sud, entre une scolarité française et des étés passés au Maroc. Casablanca appartient alors au registre des vacances familiales, pas encore à celui du travail. Cette double appartenance, explique-t-il, n’a jamais été vécue comme un choix à trancher.
Une formation parisienne, puis le commerce
Après le baccalauréat, il quitte le Vaucluse pour poursuivre ses études à Paris. Il indique avoir suivi une classe préparatoire économique avant d’intégrer HEC Paris, dont il dit être sorti diplômé autour de l’an 2000, à un niveau bac+5. Cette formation n’a pas été vérifiée de façon indépendante par la rédaction.
La décennie suivante se déroule dans le marketing et le développement commercial, d’abord en France, puis sur des marchés voisins : Belgique, Espagne, Maroc, Afrique du Nord. Une question le suit depuis cette période : pourquoi deux produits comparables connaissent-ils des destins si différents ? Sa réponse tient en une phrase simple, qu’il répète volontiers : fabriquer ne suffit pas, il faut positionner, présenter et distribuer.
Dix ans d’entreprise, puis le choix d’entreprendre
À partir du début des années 2010, il quitte progressivement les grandes organisations, dont il dit avoir mal supporté les circuits de validation. Il développe alors des activités de conseil et de développement commercial, principalement auprès de PME. Cette période fonde, selon lui, l’observation qui guide encore ses choix : une petite entreprise affronte les mêmes problèmes commerciaux qu’un grand groupe sans pouvoir se doter des mêmes moyens.
Il reconnaît une succession d’années inégales, certaines très bonnes, d’autres nettement moins. Il ne communique ni chiffre d’affaires ni effectif pour cette période, et la rédaction n’a pas de source indépendante permettant de la documenter.
Le tournant marocain
Entre 2022 et 2023, il s’installe avec sa famille à Casablanca. Le regard a changé : la ville n’est plus une destination d’été mais un marché, avec ses commerces, ses hôtels, ses cliniques et ses milliers de très petites entreprises. Il y voit aussi une position de départ vers plusieurs marchés africains, à distance raisonnable de l’Europe.
Deux sociétés et une ambition continentale
Il dirige aujourd’hui deux sociétés, selon sa présentation : INKDOOR, spécialisée dans les expériences photographiques et événementielles, et DISTRILAB, qui commercialise des solutions marketing auprès des TPE et des PME. Les deux entreprises répondent à une même observation : les petites structures rencontrent les problèmes commerciaux des grandes, sans les moyens correspondants.
L’ambition qu’il formule dépasse le Maroc. Il cite Dakar, Abidjan, Lomé ou Douala comme prolongements possibles, avec une réserve de méthode : selon lui, les solutions conçues pour les PME européennes sont souvent trop lourdes pour y être simplement transposées.
Une méthode de travail revendiquée
Il décrit une conduite d’équipe en trois questions : quel est le problème, quel est le chiffre, qu’est-ce que tu proposes. Il dit préférer une décision imparfaite assumée à une solution parfaite attendue, et cite l’impatience comme son principal défaut. Le déjeuner professionnel occupe chez lui une place que peu d’outils remplacent : quatre-vingt-dix minutes à table, affirme-t-il, en apprennent plus que dix réunions.
Sur la gestion, il met en avant une exigence documentaire stricte : contrat, facture, comptabilité, traçabilité. Il indique préférer renoncer à une affaire dont il ne comprend pas parfaitement le cadre juridique ou financier.
Ce qu’il dit viser aujourd’hui
À 49 ans, il formule un objectif en apparence modeste : des entreprises capables de fonctionner sans dépendre entièrement de lui. Sa définition de la réussite a changé, résume-t-il : « J’ai longtemps cru que réussir, c’était aller plus vite que les autres. Maintenant, je pense que c’est surtout être encore là dix ans plus tard. »
Ce que cet article établit, et ce qu’il n’établit pas
Cette présentation repose sur les déclarations de l’intéressé. Elle ne constitue ni un audit de ses sociétés, ni une vérification de son diplôme, ni une confirmation de résultats commerciaux. Les mentions antérieures d’autres sociétés, publiées sur ce média puis retirées, ne se rapportaient pas à son activité réelle.



